
Korhogo de jour

l'hotel et notre R12
L'objectif de la journée est de parcourir les 700 km entre Ouaga au Burkina et Korhogo en zone rebelle au nord de la Cote d'Ivoire. Nous rejoignons Bobodioulasso presque trop facilement, bus climatisé, télé, et surtout respect rigoureux des horaires.
C'est à Bobo que le voyage se complique. Aller en Cote d'Ivoire par les transports collectifs n'est pas courant pour les "blancs", c'est donc cette fois avec les transports typiques que nous parcourerons les 300 derniers kms. Départ annoncé à 14h avec le mini bus, en réalité 14h30, le temps de charger les marchandises, de les sangler, désangler, ajouter des sacs, puis des pneus, sangler encore et faire valider le chargement par les badaux, improvisés pour l'occasion inspecteurs des travaux de sanglage. Personne ne s'engage auprès de nous concernant l'heure d'arrivée même approximative, il nous semble néanmoins plausible de rejoindre Korhogo en fin d'après midi. Nous y sommes arrivés à 23 h soit 9h pour parcourir 300 kms. La vitesse du bus n'est pas en cause, se sont ses inombrables arrêts aux corridors de police qui nous ralentissent.
Des militaires burkinabé se prélasse à l'ombres de grands arbres tous les 30 kms, allongés sur des chaises longues à proximité de leur grosses mercedes. Ils controllent, re-controllent à leur rythme les papiers du véhicule et récuperent un peu de monnaie qui devient surement un pactole en fin de journée.
Nous arrivons maintenant à la frontière, plutot au premier poste frontière, avec ces tampons, questions, dicussions sur le classement du championnat de France de Foot. Au deuxième poste, j'éprouve une certaine fierté lorsque j'obtiens mon tampon d'entrée en zone rebelle par un militaire fashion, équipé de petites lunettes, sacoche en bandouillère, petit polo, mais pas d'arme.
La frontière est passée, le début du financement de la rebellion peut commencer, cette fois nous payons directement, 500 francs par 500 francs à chaque entrée et sortie d'agglomérations. Dans une de celle ci, la nuit tombante, nous changeons de bus pour un plus robuste, la route se transformant au fil des kilomètres en poulailler.
Voici Ferké, et sa petite surprise, notre corresspondance est reportées au lendemain matin, nous sommes invités à poser nos baggages dans le bus et à attendre calmement le levé du jour. Quelque peu echaudé par la situation, nous négocions une voiture pour parcourir les 54 derniers kms à un prix certainement trop élevé. Nous nous serions bien plaint et fait remboursser auprès d'un responsable de la compagnie de bus, mais sans locaux, ni uniforme et avec 3 ou 4 interlocuteurs plus évasifs les uns des autres, la responsabilité du retard s'est dissoute au fil des discusions pour se transformé en vente de transport individuel, et les responsables en commissionnaires de transport multimodales.
Dans la 305, ont pris place, le jeune conducteur, 2 passagers peu locasse, Stéphane, moi même, et notre amis d'infortune rencontré au préalable, communément appelé le vieux. Il est partis trois jours plus tôt de Niamey au Niger pour rejoindre son fils à Korogho, dont il n'a que le numéro. Il est épuisé, pas très clair, mais très sympathique et attachant. Nous l'avons donc embarqué avec nous pour qu'il mettent aussi fin à son calvaire.
Le chauffeur doit mettre un peu d'essence mais les stations sont en pénuris. Avec les quelques billets obtenus, il achète quelques litres en bouteille. Un phare dans une nuit épaisse, pas de suspension, roulant sur une route aux ornillères imprevsibles et invisibles rendent avec la fatigue la fin du voyage irréel. Le dernier corridor à l'entrée de Korhogo est le plus sérieux, ils controllent les passeport s et ne réclame pas un franc. La ville de nuit semble à l'abandon, les rues sont larges et sombres, le bitume en voie de disparition.
Enfin nous nous restaurons, prenons contact avec Cheri bibi notre guide et sombrons dans un choma d'une nuit. Elle ne suffria pas.
A retenir ;-)
- "Allah veille sur le patients"
- Un crabe de 50 tonnes foncent de l'autre coté de la route, incroyable ce camion est chargé à l'exés et désaxé à souhait, en face on peut lire les inscription sur la bache et voir toutes les roues...
- " Eh le blanc!! " oui c'est moi...
- Si tu exerce un métier, acteur, agriculteur, électricien, voleur, il faut le faire à fond" dixit lors d'une interview une star nationale.
- "Si un homme en porte un autre parcequ'il est fatigué, qui faut il remercier? Celui qui est porté. " Je vous laisse m'expliquer.
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